le canon de bertille

Vingt-trois réflexions grammaticales

©Bertille Rouland

Protécole : Choisir consciemment 92 mots ou groupe de mots du « vocabulaire grammatical ». Créer 23 listes contenant quatre mots chacune, dans un ordre aléatoire grâce à une opération du hasard. Écrire des réflexions, avec ces mots, en respectant leur destinée. Déguster.

1) Tout est relatif. Chaque proposition de projet de vie se doit d'être neutre avec un thème imposé.

2) C’est un jeu de coordination des âmes de se regarder à l’interrogatif. Pourtant, il suffit juste d’être verbal pour provoquer un mouillement...

3) La période hivernale permet une fine analyse des consommations de produits dérivés au sein des foyers.

4) Le “commun des mortels” n’est qu’un diminutif de la deuxième personne du singulier. (Lire un article de journal pour plus de précisions).

5) Un être primitif muet doit composer et grandir à l’aide d’un groupe de musique.

6) Pour utiliser une ellipse, il faut jouer avec des sentiments démonstratifs. Ainsi, votre récit sera parfait. Des questions ?

7) Le peuple féminin peut subir une inversion de ses attributs. On dit qu’elle fait face à la négation de ses propres avantages.

8) Celui qui est actif au présent doit être en coordination avec son sujet.

9) Un acte qualificatif peut être est invariable lorsqu'il est donné trop fort, exemple : se faire casser la figure.

10) La liaison qu’entretient l’homme avec son objet offre un complément à sa personnalité.

11) Il faut être focus sur le moment présent pour ne pas présenter un comportement adversatif vis à vis du temps.

12) Il suffit, dans une musique tonique, d’un seul mot pour lancer un éventuel corps à corps masculin.

13) Un homme au langage évocateur est plus réfléchi qu’il n’en a l’air. Il se met des impératifs ambigus pour paraître plus que parfait.

14) Les translations entre différents pays influencent l’accent des français. Ceux qui portent un chapeau se révèlent d’ailleurs très possessifs avec celui-ci.

15) L'homme souhaite construire la nature. C’est bien là le propre de son identité et il n’hésite pas à élever la voix pour se la procurer.

16) Un élève passif observe une arrivée circonstancielle en classe lorsqu’il n’a pas utilisé de virgule dans son devoir. Pas besoin de lire dans le futur, simple : c’est écrit dans ses yeux.

17) Pour apporter un complément nutritif à un futur proche, veiller à bien lire la phrase écrite sur la boîte, et vous accorder sur la quantité nécessaire à donner avec votre partenaire.

18) Il est singulier d’employer une analogie entre ses narines lorsque l’on présente un inconfort nasal.

19) Un joueur de squash muet défini le futur gagnant de la partie : c’est même déterminant au début du match.

20) Une auxiliaire de puériculture doit connaître le nom de ses enfants par cœur et rester la plus simple possible. C’est indicatif d’un certain savoir-faire.

21) Il faut avoir la classe pour accepter d’être aussi imparfait : cet homme, par exemple, a un carnet nominatif pour se souvenir de ses amis et il s’est cassé deux dents à cause d’un noyau d’olive.

22) Un homme fini a un œil comparatif, puisqu'il rétrograde sa vie avec les yeux des autres. Ce regard est composé d'un faux espoir, et d'une tentative de rester positif.

23) Il est nécessaire de conjuguer de manière radical, le passé récent, et les souhaits éventuels du patient en surpoids, afin d’adapter son régime.